Le tailleur de pierre de Camilla Läckberg

Le tailleur de pierre Camilla Läckberg
Après la Princesse de glace et le Prédicateur, Le Tailleur de Pierre de Camilla Läckberg, 3eme opus des aventures de Patrick et Erica, est à mon avis le plus réussi même si comme les 2 précédents il souffre de lacunes.

Le roman démarre sur les chapeaux de roue avec la découverte d’un corps qui n’est autre que celui de la fille d’une amie proche d’Erica.
Qui peut bien vouloir la mort d’un enfant?
Quels secrets pèsent sur cette famille?
Que vient faire l’histoire de ce tailleur de pierre surgissant du passé et qui vient égrainer le récit?

Comme les 2 premiers romans, l’histoire principale est entrecoupée de courts chapitres qui font référence au passé. Ils nous racontent l’histoire d’une femme née au début du 20eme siècle.
Ce conte a quelque chose de passionnant et prenant qui fait toute la saveur de ce tome.
Il est évident que cette histoire a un lien avec le présent mais ce n’est que très tard dans ma lecture que j’ai compris laquelle…
Cette alternance entre les deux époques, qui présente la vraie histoire du tailleur de pierre, est intéressante et renforce la curiosité que l’on peut éprouver pour l’histoire principale.
Au fur et à mesure des pages, l’auteur distille les éléments qui vont nous permettre de lever le voile sur le mystère. 

Au gré des recherches de Patrick, entre querelles de voisinages, pédophiles et enfants atteints du syndrome d’Asperger, on  tisse les fils.
Et au fil des déductions et rebondissements, on finit par entrevoir la vérité sans en avoir totalement la certitude. 

Au final, ce tome est probablement mon préféré même si j’ai trouvé qu’il souffrait, encore plus que les 2 autres, d’une bien mauvaise traduction.

« Chaque bloc de pierre renferme une statue et c’est le rôle du sculpteur de la découvrir. » (Michel-Ange)


4eme de couverture : La dernière nasse était particulièrement lourde et il cala son pied sur le plat-bord pour la dégager sans se déséquilibrer.
Lentement il la sentit céder et il espérait ne pas l’avoir esquintée. Il jeta un coup d’œil par-dessus bord mais ce qu’il vit n’était pas le casier.
C’était une main blanche qui fendit la surface agitée de l’eau et sembla montrer le ciel l’espace d’un instant. Son premier réflexe fut de lâcher la corde et de laisser cette chose disparaître dans les profondeurs…